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	<title>Commentaires sur : Le WiFi est sans impact sur la santé humaine</title>
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	<description>Un blog utilisant WordPress</description>
	<pubDate>Thu, 29 Jul 2010 16:20:54 +0000</pubDate>
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		<title>Par : Dave G. Pelletier</title>
		<link>http://www.zapquebec.org/2009/11/le-wifi-est-sans-impact-sur-la-sante-humaine/comment-page-1/#comment-483</link>
		<dc:creator>Dave G. Pelletier</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Nov 2009 19:00:28 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.zapquebec.org/?p=871#comment-483</guid>
		<description>Bonjour Severine, 
Merci de votre intérêt pour ZAP Québec. Cet article avait été porté à notre attention par l’un de nos membres au moment d’effectuer la mise à jour de notre article (et des assises de celui-ci) portant sur l’absence d’impact du Wifi sur la santé humaine, d’où la longueur de cette réponse. Nous l’avions écarté pour plusieurs motifs. 
D’abord, puisqu’il s’agit d’un article portant sur l’exposition aux champs électromagnétiques produit par les ondes cellulaires et non sur le wifi. Ensuite, parce que toutes les études sur lesquelles nous appuyons notre articles proviennent des organismes publics réglementaires en la matière au Canada ainsi qu’en France. Ce texte a surtout été écarté parce qu’il présente malheureusement un biais maladroit (voire un déterminisme) quant aux variables réellement à l’étude, surtout pour une révision des écrits. Et finalement, en plus de conclusions contradictoires nombreuses ou appelant à une interprétation pondérée des résultats de cette étude (ainsi que le suggèrent S. Golder et YK Loke dans Br J. Clin Pharmacol. 2008 December; 66(6) : 767-73),  pour ce qui nous semble être de trop nombreuses lacunes méthodologiques pour une revue systématique d’études expérimentales. 
ZAP Québec a à cœur d’offrir tous les éléments pertinents d’informations à nos usagers et partenaires de sorte à ce qu’ils puissent prendre des décisions éclairées quant à un phénomène hautement décrié et abondamment étudié depuis les 10 dernières années notamment. 

L’étude que vous soumettez consiste en une revue d’études expérimentales portant sur les impacts possibles (possible outcomes) des téléphones mobiles sur la santé humaine. Ses auteurs ont recherché pour des mots clés qui n’incluaient aucun terme pouvant être de près ou de loin rattachés à l’exposition aux champs électromagnétiques des appareils 802.11G, N ou autre norme identifiée au Wifi ou aux appareils utilisés par ZAP Québec (« Key and free text words included “cell(ular),” “mobile,” “(tele)phone(s)” in connection with “attention,” “auditory,” “bioelectric,” “brain physiology,” “cardiovascular,” “cerebral,” “circulatory,” “cognitive,” “EEG,” “health complaint(s),” “hearing,” “heart rate,” “hormone(s),” “learning,” “melatonin,” “memory,” “neural,” “neurological,” “nervous system,” “reaction,” “visual,” “symptom(s),” or “well-being.” »). La puissance du signal de ces deux types d’appareils (10 à 50 watts pour les relais de téléphonie cellulaire, 20 à 100 milliwatts pour les appareils Wifi) est encore plus insignifiante comparé à un autre appareil que l’on retrouve abondamment dans les foyers québécois depuis de nombreuses années sans qu’aucune étude ne soit parvenue à tracer un lien de causalité directe entre l’exposition à son champ électromagnétique et un danger pour la santé : le micro-ondes, dont la puissance est 40 000 fois plus élevé que tout type d’appareils Wifi. 

Les références sur lesquelles nous appuyons notre article Le Wifi est sans impact sur la santé humaine proviennent toutes d’organismes publics réglementant l’utilisation d’appareils sans fil au Canada en plus de quelques organismes publics supranationaux finançant les études sur la question (OMC, Commission européenne) ainsi que de nombreux organismes publics de recherche (Health protection Agency britannique, INSERM, Sénat français). Les conclusions de l’article “Source of Funding and Results of Studies of Health Effects of Mobile Phone Use: Systematic Review of Experimental Studies” ne sauraient donc atténuer ces références.

Les prémisses de départ de l’article que vous nous soumettez nous semblent empreints d’un biais maladroit en ce qu’elles s’appuient sur les résultats d’études d’un tout autre ordre, financées par l’industrie pharmaceutiques et ayant permis de relever qu’elles soient 4 fois plus enclines à avoir des conclusions favorables à l’utilisation d’un produit pharmaceutique manufacturé par le subventionnaire. Comme le souligne d’ailleurs pertinemment Huss, Egger, Hug, Huwiler-Müntener et Röösli en conclusion, leur revue systématique d’études expérimentales est, à leur connaissance, la première fois qu’une telle analyse sur l’exposition aux champs électromagnétiques des fréquences radio était effectuée. Il paraît dès lors ardu de confondre l’impact de la source du financement d’une étude entre deux domaines aux visées pourtant si diversifiées. 

Finalement, plusieurs éléments méthodologiques viennent, ainsi que le soulignent les auteurs eux-mêmes, atténuer la portée et la signification de leur revue systématique. Outre les mots clés ayant permis la sélection des articles, plusieurs critères d’éligibilité des articles retenus paraissent en plusieurs points contestables. Sur les 222 articles de départ, les auteurs n’en ont retenu que 59 : 29 articles ont été rejetés sur la base d’un seul titre ou résumé comportant d’autres « design » d’études, 37 parce qu’ils portaient, justement, sur d’autres sources d’expositions. Des 59 articles retenus, la majorité concerne une fréquence radio n’étant pas relatif au Wifi ou utilisé par ZAP Québec. 14 articles retenus portent sur les autres fréquences, ce qui vient réduire considérablement la représentativité de l’échantillon. 
L’échantillon perd énormément en crédibilité alors que le facteur d’éligibilité dit de la « qualité de l’étude » porte à seulement 39 sur 59 le nombre d’articles traitant d’études ayant un échantillonnage jugé représentatif par les auteurs qui ont de plus évalué que l’analyse statistique était adéquate que dans seulement 14 des 59 études retenues. Doivent également être pris avec recul les 22 articles sur 59 pour lesquels la source de financement n’a su être clairement identifiée. Les années de publication médianes des études, dont le nombre est réparti entre source de financement, laissent voir que les résultats analysés ne peuvent concrètement tenir compte des appareils 802.11n, g ou tout autre protocole rattaché au Wifi (oscillant entre 1998 et 2003), leur gain de popularité étant ultérieur et de nombreuses études aux résultats contradictoires ayant été menées depuis (voir références à notre article pour les sources exactes).
La faible représentativité de l’échantillon de la revue systématique ne semble avoir d’égal que la taille des échantillons respectifs des études traitées dans les articles retenus alors que la taille médiane de ces études fait état de 20 participants, la plupart dites de surcroît de crossover design. Les études citées ne prennent pas appui sur les mêmes méthodes de mesure (outcomes during exposition, post-exposure, both). Si bien qu’au total, seulement 40 des 222 études consultées font état d’au moins un résultat statistiquement signifiant, alors même que les études financées par l’industrie rapportent un plus grand nombre de résultats bien que moins significatifs. Et quel est ce résultat?: « At present, it is unclear whether these biologic effects translate into relevant health hazards” avant de conclure plus loin: «it remains unclear which type of funding leads to the most accurate estimates of the effects of radiofrequency radiation». 
Les auteurs soulignant que cette revue systématique ne leur a pas permis de contrôler tous les facteurs confondants en ce que les résultats aient pu être prendre appui sur des témoignages incomplets de caractéristiques importantes des études, nous n’avons pas cru qu’elle puisse éclairer nos usagers et partenaires.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour Severine,<br />
Merci de votre intérêt pour ZAP Québec. Cet article avait été porté à notre attention par l’un de nos membres au moment d’effectuer la mise à jour de notre article (et des assises de celui-ci) portant sur l’absence d’impact du Wifi sur la santé humaine, d’où la longueur de cette réponse. Nous l’avions écarté pour plusieurs motifs.<br />
D’abord, puisqu’il s’agit d’un article portant sur l’exposition aux champs électromagnétiques produit par les ondes cellulaires et non sur le wifi. Ensuite, parce que toutes les études sur lesquelles nous appuyons notre articles proviennent des organismes publics réglementaires en la matière au Canada ainsi qu’en France. Ce texte a surtout été écarté parce qu’il présente malheureusement un biais maladroit (voire un déterminisme) quant aux variables réellement à l’étude, surtout pour une révision des écrits. Et finalement, en plus de conclusions contradictoires nombreuses ou appelant à une interprétation pondérée des résultats de cette étude (ainsi que le suggèrent S. Golder et YK Loke dans Br J. Clin Pharmacol. 2008 December; 66(6) : 767-73),  pour ce qui nous semble être de trop nombreuses lacunes méthodologiques pour une revue systématique d’études expérimentales.<br />
ZAP Québec a à cœur d’offrir tous les éléments pertinents d’informations à nos usagers et partenaires de sorte à ce qu’ils puissent prendre des décisions éclairées quant à un phénomène hautement décrié et abondamment étudié depuis les 10 dernières années notamment. </p>
<p>L’étude que vous soumettez consiste en une revue d’études expérimentales portant sur les impacts possibles (possible outcomes) des téléphones mobiles sur la santé humaine. Ses auteurs ont recherché pour des mots clés qui n’incluaient aucun terme pouvant être de près ou de loin rattachés à l’exposition aux champs électromagnétiques des appareils 802.11G, N ou autre norme identifiée au Wifi ou aux appareils utilisés par ZAP Québec (« Key and free text words included “cell(ular),” “mobile,” “(tele)phone(s)” in connection with “attention,” “auditory,” “bioelectric,” “brain physiology,” “cardiovascular,” “cerebral,” “circulatory,” “cognitive,” “EEG,” “health complaint(s),” “hearing,” “heart rate,” “hormone(s),” “learning,” “melatonin,” “memory,” “neural,” “neurological,” “nervous system,” “reaction,” “visual,” “symptom(s),” or “well-being.” »). La puissance du signal de ces deux types d’appareils (10 à 50 watts pour les relais de téléphonie cellulaire, 20 à 100 milliwatts pour les appareils Wifi) est encore plus insignifiante comparé à un autre appareil que l’on retrouve abondamment dans les foyers québécois depuis de nombreuses années sans qu’aucune étude ne soit parvenue à tracer un lien de causalité directe entre l’exposition à son champ électromagnétique et un danger pour la santé : le micro-ondes, dont la puissance est 40 000 fois plus élevé que tout type d’appareils Wifi. </p>
<p>Les références sur lesquelles nous appuyons notre article Le Wifi est sans impact sur la santé humaine proviennent toutes d’organismes publics réglementant l’utilisation d’appareils sans fil au Canada en plus de quelques organismes publics supranationaux finançant les études sur la question (OMC, Commission européenne) ainsi que de nombreux organismes publics de recherche (Health protection Agency britannique, INSERM, Sénat français). Les conclusions de l’article “Source of Funding and Results of Studies of Health Effects of Mobile Phone Use: Systematic Review of Experimental Studies” ne sauraient donc atténuer ces références.</p>
<p>Les prémisses de départ de l’article que vous nous soumettez nous semblent empreints d’un biais maladroit en ce qu’elles s’appuient sur les résultats d’études d’un tout autre ordre, financées par l’industrie pharmaceutiques et ayant permis de relever qu’elles soient 4 fois plus enclines à avoir des conclusions favorables à l’utilisation d’un produit pharmaceutique manufacturé par le subventionnaire. Comme le souligne d’ailleurs pertinemment Huss, Egger, Hug, Huwiler-Müntener et Röösli en conclusion, leur revue systématique d’études expérimentales est, à leur connaissance, la première fois qu’une telle analyse sur l’exposition aux champs électromagnétiques des fréquences radio était effectuée. Il paraît dès lors ardu de confondre l’impact de la source du financement d’une étude entre deux domaines aux visées pourtant si diversifiées. </p>
<p>Finalement, plusieurs éléments méthodologiques viennent, ainsi que le soulignent les auteurs eux-mêmes, atténuer la portée et la signification de leur revue systématique. Outre les mots clés ayant permis la sélection des articles, plusieurs critères d’éligibilité des articles retenus paraissent en plusieurs points contestables. Sur les 222 articles de départ, les auteurs n’en ont retenu que 59 : 29 articles ont été rejetés sur la base d’un seul titre ou résumé comportant d’autres « design » d’études, 37 parce qu’ils portaient, justement, sur d’autres sources d’expositions. Des 59 articles retenus, la majorité concerne une fréquence radio n’étant pas relatif au Wifi ou utilisé par ZAP Québec. 14 articles retenus portent sur les autres fréquences, ce qui vient réduire considérablement la représentativité de l’échantillon.<br />
L’échantillon perd énormément en crédibilité alors que le facteur d’éligibilité dit de la « qualité de l’étude » porte à seulement 39 sur 59 le nombre d’articles traitant d’études ayant un échantillonnage jugé représentatif par les auteurs qui ont de plus évalué que l’analyse statistique était adéquate que dans seulement 14 des 59 études retenues. Doivent également être pris avec recul les 22 articles sur 59 pour lesquels la source de financement n’a su être clairement identifiée. Les années de publication médianes des études, dont le nombre est réparti entre source de financement, laissent voir que les résultats analysés ne peuvent concrètement tenir compte des appareils 802.11n, g ou tout autre protocole rattaché au Wifi (oscillant entre 1998 et 2003), leur gain de popularité étant ultérieur et de nombreuses études aux résultats contradictoires ayant été menées depuis (voir références à notre article pour les sources exactes).<br />
La faible représentativité de l’échantillon de la revue systématique ne semble avoir d’égal que la taille des échantillons respectifs des études traitées dans les articles retenus alors que la taille médiane de ces études fait état de 20 participants, la plupart dites de surcroît de crossover design. Les études citées ne prennent pas appui sur les mêmes méthodes de mesure (outcomes during exposition, post-exposure, both). Si bien qu’au total, seulement 40 des 222 études consultées font état d’au moins un résultat statistiquement signifiant, alors même que les études financées par l’industrie rapportent un plus grand nombre de résultats bien que moins significatifs. Et quel est ce résultat?: « At present, it is unclear whether these biologic effects translate into relevant health hazards” avant de conclure plus loin: «it remains unclear which type of funding leads to the most accurate estimates of the effects of radiofrequency radiation».<br />
Les auteurs soulignant que cette revue systématique ne leur a pas permis de contrôler tous les facteurs confondants en ce que les résultats aient pu être prendre appui sur des témoignages incomplets de caractéristiques importantes des études, nous n’avons pas cru qu’elle puisse éclairer nos usagers et partenaires.</p>
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		<title>Par : Severine Galus</title>
		<link>http://www.zapquebec.org/2009/11/le-wifi-est-sans-impact-sur-la-sante-humaine/comment-page-1/#comment-481</link>
		<dc:creator>Severine Galus</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Nov 2009 14:34:23 +0000</pubDate>
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		<description>Vous avez oublié de mentionner les résultats d'une étude effectuée par des universitaires suisses en 2006 : 

"Seuls 33% des études financées par l’industrie rapportent au moins un effet biologique statistiquement significatif, contre 82% des recherches bénéficiant de fonds publics ou caritatifs, et 71% des études à financement mixte."

Source : http://www.ehponline.org/members/2006/9149/9149.pdf</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Vous avez oublié de mentionner les résultats d&#8217;une étude effectuée par des universitaires suisses en 2006 : </p>
<p>&#8220;Seuls 33% des études financées par l’industrie rapportent au moins un effet biologique statistiquement significatif, contre 82% des recherches bénéficiant de fonds publics ou caritatifs, et 71% des études à financement mixte.&#8221;</p>
<p>Source : <a href="http://www.ehponline.org/members/2006/9149/9149.pdf" rel="nofollow">http://www.ehponline.org/members/2006/9149/9149.pdf</a></p>
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